
bon , voici quelques leçons...
Les règles d'or du japonais
1. Le verbe vient toujours à la fin de la phrase
2. Le verbe n'a pas d'inflections de personne, de genre ou de nombre
3. Il n'y a pas d'articles en japonais.
4. Les noms n'ont pas de pluriel
5. Une particule est placée à la fin d'un mot ou d'une phrase pour indiquer la relation entre les mots dans le contexte concerné et pour ajouter ou préciser diverses significations ou détails de sens.
6. Le sujet ou l'objet sont souvent omis si ils peuvent être compris à partir du contexte sans explications supplémentaires.
7. Il ya un japonais familier et un japonais poli. On choisit l'un des deux japonais selon les circonstances.
Traduction en français courant : 1. Faites gaffe au verbe 2. Pas de souci de conjugaison 3. Pas de souci d'articles 4. Pas de souci de pluriel. Youpi ! 5. C'est là que les choses se compliquent, il faut des années de pratique pour utiliser juste les particules (et encore). Heureusement pour les choses simples c'est encore pas trop dur. 6. Les japonais aiment simplifier ce qui peut l'être 7. Ca se complique. Et le jour ou on est confronté à la réalité ca se complique encore plus. Beaucoup d'ouvrages expliquent hélas mal ces petites différences subtiles mais essentielles. D'où l'importance d'avoir un citoyen japonais sous la main.
Prononciation du japonais
Une syllabe japonaise typique consiste en une voyelle, ou une consonne plus une voyelle. Les éventuelles exceptions sont décrites plus loin. Pour bien comprendre jeter un coup d'oeil sur les alphabets katakana et hiragana. Chaque signe de ces alphabets étant en fait l'une de ces syllabes possibles.
1) Les voyelles. Pour les francophones pas de problèmes. "A" se prononce comme dans ami, "i" comme dans midi, "e" comme un "e" ouvert comme dans demon, "o" pas de subtilités, puisqu'il se prononce comme dans horizon. Faire juste attention au "u" qui se prononce "ou".
2) Les voyelles longues. Les voyelles sont parfois prononcées plus longuement. Certains mots ne se différencient que par la longueur des voyelles comme "byouin" et "byoin", le premier étant un hôpital, le deuxième un salon de coiffure. Imaginez la consternation qui peut surgir si vous expliquez que vos cheveux étant trop longs, vous désirez vous faire hospitaliser. Dans un texte écrit en roomaji (caractères latins), une voyelle longue est marquée par un trait au-dessus de la voyelle. Cette possibilité n'ayant pas effleuré les concepteurs du Ouaibe, je me contenterai de les doubler. Regardez les exemple suivants :
| yuki |
neige |
yuuki |
courage |
| ojisan |
oncle |
ojiisan |
grand-père |
| heya |
chambre |
heeya |
espace ouvert |
3) Consonne n. N est une consonne, mais c'est l'exception qui confirme la règle puisqu'elle constitue une syllabe. N se prononce différemment selon sa place dans la phrase. Mais pas de panique. Il n'y a pas de mots qui se ressemblent et qui pourraient provoquer des confusions terribles si on prononce mal le "n". Plutôt que de vous asséner des règles vaseuses sur la prononciation du "n", je me contenterai de vous dire que ca peut varier fortement d'un endroit du Japon à l'autre et d'une personne à l'autre.
4) Consonnes doubles. Les consonnes comme k, t, s, et p sont parfois doublées. Par exemple dans le mot otto. Pour prononcer convenablement il faut marquer un petit temps mort entre le o et le tto. Alors que le mot oto, lui se prononce d'une traite. Vous l'aurez deviné, il y a des mots qui se ressemblent furieusement et qu'on ne peut distinguer que par la prononciation. Cependant, comme ils ont souvent des sens très différents, on les différencie souvent d'après le contexte. Pas de panique non plus, certains japonais ne prononcent absolument pas différemment, n'en déplaise à mes professeurs de japonais.
| oto |
(se prononce en une fois) son |
| otto |
(se prononce avec un petit temps mort) mari |
| shite imasu |
être en train de faire quelque chose |
| shitte imasu |
savoir quelque chose |
5) "j" et "ch". La lettre "j" suivie des diverses voyelles, se prononce "dj", comme dans le mot "djinn" ou dans Philippe Djian. La lettre "ch" et ses diverses voyelles, se prononce "tch", comme dans l'italien "ciao".
Ce sont là les seuls difficultés réelles de prononciation. Il existe plein d'autres règles, mais elles ne sont à mon avis pas d'une grande utilité, car (je me répète), la prononciation varie d'une personne à l'autre et d'un endroit à l'autre (il y a des accents en japonais, comme en français). Attention à ne pas chercher à prononcer "à la japonaise", pour ceux qui auraient regardé récemment "Shogun" (une des rares prestations télévisées à faire entendre la langue nippone), ils risqueraient juste de faire rire ou au mieux de susciter des sourires polis.

 JAPONAIS ORAL - GROUPES DE VERBES ET FORME EN -TE (1/2) |
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Les guides de voyage et les livres d'apprentissage annoncent souvent fièrement que le japonais n'ayant ni masculin ni féminin il n'est pas si difficile. C'est vrai qu'il n'existe pas de forme masculine ou féminine des noms, pronoms et adjectifs comme en français. Mais il y a une manière de parler masculine et féminine. C'est particulièrement vrai dans le japonais familier. Le japonais poli tendant à gommer les différences.

Vous voyez les terminaisons ? Elles font tout l'authentique de votre japonais familier. Attention cependant (surtout à celles qui ont un triangle rouge). La manière de terminer ses phrases est différente pour une femme ou pour un homme. Une femme qui terminerait ses phrases comme un homme passera pour vulgaire et un homme qui termine ses phrases comme une femme passera pour efféminé (ou pire...).
Kashira et ka nâ indiquent une nuance interrogative dans une phrase. Kashira est particulièrement dangereuse. Les professeurs de japonais sont souvent des femmes (de même que les petites amies bien sûr...) et les étudiants (et pas les étudiantes) risquent de prendre très vite ce travers. Enfin, au moins vous ferez rire tout le monde...

Ces terminaisons de phrase sont typiquement féminines. Les seuls hommes à les utiliser sont les comiques, les transexuels et les homosexuels (vous êtes prévenus). Comment faire une simple supposition ? Selon la source de ce que vous supposez, la manière de le dire va changer.

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